Un Humain et un Lézard sont dans un bâteau

Salut mes p’tits chatmallows,

ici, nous sommes officiellement en été. Au mois d’avril. Alors qu’il y a dix jours à peine, il neigeait. On peut en dire ce qu’on en veut : le climat est complètement détraqué. C’est un vrai désastre écologique qui nous pend au nez, mes chatons ! Mais bon… voyons le bon côté : la chasse aux lézards est ouverte. Mais je ne vais pas de mentir : chasser le lézard quand tu as un Humain, ça peut vite devenir compliqué. Parfois, c’est aussi très drôle. Mais cette année, on a atteint des sommets. Pour tout te dire, je ne sais toujours pas si je dois en rire ou en pleurer. Laisse moi de conter l’histoire d’une union sacrée foirée…

Tout a commencé jeudi matin. Cela faisait déjà plusieurs jours que je guettais du mouvement dans mon nid de lézards préféré. Rien. Nothing. Nada. Peanuts. J’en ai conclu qu’au bout de 5 ans à en découdre avec moi, ils avaient déménagé. Cela m’a mis un petit coup au moral. J’aimais bien avoir mon petit garde-manger privé sur la terrasse. Mais comme en face de chez moi, il y a un ruisseau qui court dans un joli vallon et qu’il faisait beau, j’ai pris le parti de voir les choses du bon côté et d’aller me baigner.

Je m’en allais donc d’une patte alerte quand soudain, je repère du mouvement dans la remise à bois. Ni une, ni deux : je passe en mode grand fauve et je me faufile furtivement. Et il était là, sous mes yeux  embués d’émotion… LE PREMIER LEZARD DE LA SAISON ! Bien frais… et dodu, avec ça ! Bref : je me trémousse un peu – parce que c’est mignon… souviens-toi bien de ça… Quelles que soient les circonstances, tu ne dois jamais oublier que tu es un mignoncidé : sois mignon.ne en permanence, mon p’tit chatmallow, en per-ma-nen-ce ! Bref… je me trémousse, disais-je, et je bondis.

Du premier coup, mes p’tits chatmallows. Je te l’ai pécho délicatement entre mes crocs et je suis remontée pour ramener mon joujou dans le salon. Et là, le drame. L’HUMAIN.

Je ne comprends absolument pas quel est le problème du genre humain avec les rongeurs et les reptiles. Tu me connais : j’ai du caractère et je ne lâche rien. Mais pas moyen de faire comprendre à l’Humain que c’est marrant, des joujoux vivants. Et c’est très sain. Enfin… c’est vrai que parfois, j’ai un peu de mal à me maîtriser. L’année dernière, j’ai perdu le contrôle et j’ai bouffé du lézard à m’en faire péter le bide. Mais quand même…

Me voici donc tapie, plaquant mon lézard au sol, tandis que mon Humain vocifère que

Non, Salem, lâche-le ! On ne tue pas les petits lézards gris !

Il n’est pas petit. Il est grand et dodu. Et je ne compte pas le tuer. Je veux juste jouer. Mais l’Humain continue sur sa lancée :

NON, SALEM, TU LE LÂCHES ! TU LE LÂCHES !!

Et voilà-t-y pas que l’Humain branche l’aspirateur pour me faire peur (comme si j’étais du genre à détaler devant un aspirateur !). Alors, là, je suis effondrée. L’Humain me tiendrait tête, maintenant ? Je lui braille que MIAOU !!! (« Pose cet aspirateur tout de suite ou je te défonce, Humain ! ») et je ne lâche rien (surtout pas le lézard). Et là, crois-moi, crois-moi pas : l’Humain ne recule pas ! Et pire : l’Humain avance en braquant l’aspirateur sur moi !

Dans un ultime MIAOU !!! (« A la mort ! ») je me jette sur l’aspirateur… je réalise mon erreur, je tente de m’accrocher, je coupe la queue du lézard, je lui écorche le dos mais rien à faire :  je lâche mon lézard !

Je me suis faite avoir comme un chaton ! Ce n’était pas après moi, que l’Humain en avait. Elle a fait diversion et elle a aspiré mon lézard. MON LEZARD !!! J’étais défaite. Totalement défaite. Et dans un état de fureur que tu imagines…

Mais ce n’était pas le plus hallucinant, dans cette histoire. Parce que là, crois-moi, crois-moi pas : l’Humain sort l’aspirateur sur la terrasse, elle l’ouvre… et voilà-t-y pas que mon lézard, MON LEZARD s’en va. Et moi, tout ce qui me reste, c’est un petit bout de queue de lézard tout sec, bordel de MIAOU !!!

Je n’aurais jamais crû ça d’elle. C’est vrai : elle est extrêmement maladroite. Par exemple, elle s’est acheté un panier. Un très joli panier fait main. Modèle unique. Matériaux recyclés. Livré dans un superbe sac en papier. Un sac en papier dans lequel je rentrait parfaitement. Eh bien, crois-moi, crois-moi pas : elle me l’a pris, le sac en papier. Du coup, moi, en représailles, j’ai pris son nouveau panier :

C’est vrai, qu’on a souvent des mots. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle me vole mon lézard. MON LEZARD !!!

Bien sûr, j’ai immédiatement lancé une opération punitive. J’ai définitivement pris possession du joli petit panier. C’est bien simple : j’y passe tous mes après-midis.

Ce matin, quand même , je m’ennuyais ferme. Mais comme en face de chez moi, il y a toujours le ruisseau qui court dans son joli vallon et qu’il fait beau, j’ai pris le parti de voir les choses du bon côté et d’aller me baigner.

Je m’en allais donc d’une patte alerte quand soudain, je repère du mouvement dans la remise à bois. Ni une, ni deux : je passe en mode grand fauve et je me faufile furtivement.

Et il était de nouveau là, sous mes yeux  embués d’émotion… MON PREMIER LEZARD DE LA SAISON ! Un peu moins frais avec sa queue coupée et sa balafre sur le dos… mais toujours bien dodu ! Bref : je me trémousse un peu – parce que c’est mignon et qu’en tant que mignoncidé, je suis mignonne en permanence, mes p’tits chatmallows, en per-ma-nen-ce ! Bref… je me trémousse, disais-je, et je bondis.

Du premier coup, mes p’tits chatmallows. Je te l’ai pécho délicatement entre mes crocs et je suis remontée pour ramener mon joujou dans le salon. Et là, le drame. L’HUMAIN.

L’HUMAIN ET SON MIAOU D’ASPIRATEUR A LA MIAOU, BORDEL DE MIAOU !!!

Crois-moi, crois-moi pas : on a remis ça ! Sauf que cette fois, le lézard s’en est mêlé. Au lieu de faire le mort, il a commencé à se trémousser avec une vigueur insoupçonnable. En une fraction de seconde, j’ai compris que j’allais devoir faire face à l’union sacrée. Le lézard et l’Humain versus le Mignoncidé.

Parfois, le temps s’intensifie. Tu sais que tu vis un instant-clé. J’ai compris tout de suite que sur ce coup-là, je jouais ma réputation. Peut-être même ma légende. Le lézard ou mon honneur : je ne pouvais en sauver qu’un. J’ai donc sacrifié mon joujou et j’ai attaqué l’aspirateur. Trahie par le lézard qui se barrait sous le canapé, l’Humain a tenté de le poursuivre, mais je suis restée accrochée à l’aspirateur. J’ai tout donné jusqu’à ce que l’Humain en perde ses nerfs et se mette à hurler que :

Nom de D… !!! Salem : tu es un chat, et les chats ont peur de l’aspirateur… rends-le moi, RENDS-LE MOI TOUT DE SUITE !!!

Le combat a prit fin par K.O. L’Humain a débranché l’aspirateur et je suis restée perchée dessus en Mignoncidé victorieux. Et seulement ensuite, je  me suis barrée. Pas bien loin : juste sur la terrasse. L’Humain a voulu lui sauver la vie à mon lézard ? MON LEZARD ? Eh bien qu’elle se démerde pour le récupérer et l’évacuer : je m’en lave le pattes ! Ah, au fait… je ne t’ai pas dis ? Depuis hier soir, l’Humain a le dos bloqué. Tu devrais la voir boitiller autour du canapé.

Elle a tenté de se draper dans sa dignité et de faire genre « tout va bien, tout est sous contrôle ! ». Mais je commence à connaître l’animal. Parce qu’imagine-toi que mon Humain se pose en grande défenseuse des petits lézards gris. Mais elle n’apprécie pas de cohabiter avec eux pour autant. Depuis l’épisode de la Grande Purge, elle est terrifiée à l’idée que je puisse retomber malade. J’aime autant te dire qu’elle psychote sévère.

J’ai fini par retourner dans mon petit panier pour suivre la suite des événements. J’ai l’impression que le lézard a encore plus peur de mon Humain que de mes crocs. C’est d’un comique navrant.

Au fait… si toi aussi tu veux un joli panier, tu peux t’adresser à l’Atelier Amabati en cliquant ici  🙂 !

4 réflexions sur “Un Humain et un Lézard sont dans un bâteau

  1. Chez.xyz dit :

    Combat de Salem contre un aspirateur… et le gagnant est ? Le mignoncidé !!!
    Merciiii Gabrielle pour ce récit homérien (ça se dit hein 🙂 lol et merciii aussi pour le lien, c’est super sympa.
    j’ai partagé sur mon mur et sur ma page 🙂 !

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    • Pilou dit :

      Oh, moi, tu me connais : j’adore inventer des mots de toute façon ! Salem te remercie : elle adore qu’on lui dise qu’elle accomplit des exploits. Et elle adore son panier aussi 😀 !

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