Rat, rat, rat-la-queue-leu-leu !

Salut mes p’tits chatmallows,

je suis dans un état de nerf épouvantable. Je ne précise pas que tout est la faute de l’Humain, je suppose ? Imagine-toi que cette truffe est partie en me laissant seule pendant 2 nuits. J’avoue que j’ai passé un petit week-end assez reposant. On a tellement eu des semaines agitées que j’avais bien besoin d’un break. MAIS j’ai des principes (la Charte, mes chatons, la Charte !). Autant dire que si j’ai kiffé d’avoir la maison pour moi toute seule, j’ai peu apprécié que l’Humain prenne cette liberté sans obtenir mon autorisation officielle. Dans ma grande bonté, j’ai décidé de lui pardonner. D’autant qu’elle m’a ramené de la lecture.

Dans mon incroyable mansuétude, je l’ai autorisé à se coucher sur un coin de mon lit. Et dans ma très grande miséricorde, j’ai même décidé de lui offrir un petit cadeau pour lui faire comprendre que tout était cool entre nous. Tu sais que l’Humain a de petits soucis relationnels avec les lézards et les bébés rats. J’ai donc choisis un superbre petit mulot, rond et couinant à souhait. 

J’ai eu un peu de peine à ramener la merveille, car j’avais du mal à le faire passer entre les barreaux de la terrasse.

Oui, j’aime bien passer par la terrasse, sous le nez de mon voisin canidé Moïse… il est gentil, mais quand il est au maximum de sa forme, il ramène au mieux un morceau de bois… ah ! ah ! ah ! Laisse-moi miauler de rire.

En forçant un peu, le mulot est passé au travers des barreaux, ce qui a alerté l’Humain. Pour un peu, je loupais mon effet de surprise. Mais sur le fil, j’ai fait mouche. L’Humain a poussé un cri (de joie, certainement !) et a même tenté de se jeter sur le joujou. Alors là, j’ai dit non : un joujou de cette qualité, ça se respecte. Je me suis donc tortillée telle l’anguille et j’ai échappé à l’Humain, qui m’a coursée d’impatience jusque dans le bureau, à l’étage. Enfin… futur bureau. L’Humain a soigneusement roulé le tapis et emballé toutes ses affaires dans des cartons en vue de la réfection de la pièce. Il y avait donc plein de recoins pour jouer à cache-cahe avec le mulot !

Et là, la partie a commencé !

Qu’est-ce qu’on a rigolé ! Surtout moi… L’Humain est tellement mignon, quand il chasse. Nous, on a des crocs et des griffes. Les Humains n’ont rien de tout ça. Le mien a saisi un balai et un seau. UN SEAU ! Ma Mignoncitude sait se mettre à la portée des petites gens. J’ai donc décidé d’adapter les règles du jeu.

Je faisais courir le mulot, et l’Humain devait l’attraper. L’Humain a fait preuve d’initiative en ajoutant quelque chose : elle a fermé toutes les portes et aménagé un passage vers l’extérieur. J’ai compris qu’elle offrait une échappatoire au mulot. CHALLENGE ACCEPTE !!! Sauf que le temps que l’Humain fasse sa petite installation et que je donne mon accord, le mulot nous avait échappé ! Alors là, ça devenait intéressant…

Et là, les choses ont mal tourné.

Avec son sale caractère, l’Humain a décrété qu’il était dans le camp du mulot. Cette truffe voulait à tout prix l’évacuer. Encore une fois, sa mièvrerie a tout gâché. Mais maintenant, quand elle est comme ça, je ne m’énerve plus. Je m’en vais et les états d’âmes de l’Humain, eh bien, je m’en lave les pattes !

Forcément, sans moi, l’Humain s’est trouvé dans l’impasse. Au bout d’un moment, elle est partie se plaindre auprès de Moïse et de son Humain. Je me suis dit qu’il était temps que je reprenne la main patte.

Et qu’est-ce que je vois ?

Le mulot a compris ! Il est en route pour sortir ! Il est déjà à mi-chemin dans les escaliers ! Forcément, je décide d’intervenir ! Mais bordel de Miaou !, c’était un cadeau pour l’Humain. Alors, je prends sur moi. Après tout, si cette truffe veut libérer le mulot, c’est son choix. Je hurle donc à la mort pour l’alerter… et aussi parce qu’il y avait du mouvement aux alentours… c’était bien de pousser des cris pour que les autres Humains viennent assister à la scène.

Las ! Je sous-estime trop souvent mon talent ! Les voisins accourent, mon Humain doit rendre des comptes et expliquer que non, elle n’est pas en train de m’égorger. Mais pendant ce temps, je garde l’oeil sur le mulot. Il a l’air encore plus terrifié par les Humains qui piaillent devant la porte que par mes griffes. Il cherche donc à remonter se planquer dans le bureau. Je le coince en hurlant de plus belle. Les Humains ont enfin compris ce qui arrive : ils sentent que la Grande Saga du Petit Mulot touche à sa fin. Ils dégagent donc le passage, tandis que l’Humain me rejoint dans les escalier.

Nous y sommes !

Le Mignoncidé, le Mulot et l’Humain. Le Mignoncidé contre le Mulot et l’Humain ! CHALLENGE ACCEPTE !! Le mulot est blotti dans le coin d’une marche d’escalier.

L’Humain me regarde. Je regarde l’Humain. L’Humain regarde le Mulot. Je regarde le Mulot. L’Humain me regarde. Je regarde l’Humain. Je me dandine, tapie au sol, en prenant soin d’être mignonne. L’Humain brandit son seau. Je bondis. Elle aussi.

LE CHAOS, MES P’TITS CHATMALLOWS ! QU’est-ce qu’on a rit… surtout moi. N’empêche que l’Humain l’a attrapé, son mulot. Elle est sortie en me séquestrant, ce qui aurait dû me vexer. Mais bon. UN SEAU ! L’Humain est parti, ravi d’avoir « sauvé » le mulot. Bon. Hélas, il s’est avéré que le mulot a le coeur fragile. Il est malencontreusement décédé. J’en suis toute tourneboulée. Je deviens trop sensible, je crois. Heureusement, notre entrepreneur préféré doit débarquer en début d’après-midi. Et avec lui, je serais sans pitié ! Je l’attends d’une patte ferme en piaillant d’impatience sur la terrasse…

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